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Bilder des ersten Symposiums
des Deutschen Pierre de Coubertin Komitees
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03./04.Oktober 2008
Symposium in Edenkoben

Symposium des DPCK und des Landessportbundes RLP - Rückblick auf Peking, Ausblick auf eine veränderte olympische Zukunft?

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27. Februar 2004
Symposium in Erfurt

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07. September 2003
Erstes Symposium des Deutschen Pierre de Coubertin Komitees (DPCK)

Vom 4. – 7- September fand an der Sportschule des Sächsischen Fußballverbandes in Leipzig das erste Symposium des Deutschen Pierre de Coubertin Komitees statt, das im März 2002 gegründet wurde und sich der Verbreitung der Ideen des Olympiagründers verschrieben hat. Die unter der Leitung von Prof. Dr. Norbert Müller (Universität Mainz), PD Dr. Otto Schantz (Universität Straßburg) und Dr. Stephan Wassong (Deutsche Sporthochschule Köln) durchgeführte Veranstaltung behandelte speziell und weltweit einmalig die „internationalen Einflüsse auf die Wiedereinführung der Olympischen Spiele durch Pierre de Coubertin“. An diesem Symposium, das vom Bewerbungskomitee Leipzig 2012 und vom Internationalen Fünfkampfverband unterstützt worden ist, nahmen 40 Wissenschaftler und Studenten(innen) der Deutschen Sporthochschule Köln, der Universitäten von Mainz, Leipzig, Münster, Trier und Straßburg sowie Coubertinforscher aus London, Paris, Orléans, Prag und Madrid teil.

Zwölf Vorträge und facettenreiche Diskussionsbeiträge dürften nach Vorliegen des Berichtsbandes zu einer Belebung der nationalen wie internationalen Coubertin – Forschung führen. Deutlich konnte herausgestellt werden, wie Coubertin erzieherische und politische Impulse aus Ländern wie Frankreich, England, den USA, Griechenland und Deutschland in die Entwicklung seiner Leitideen über eine zeitgemäße Erziehung integrierte und zum Kern seiner Olympischen Idee machte. Damit konnte vor allem verdeutlicht werden, dass Coubertin sich bereits während seiner frühen Studienjahre langsam von den traditionellen Denkrichtungen der Adelsklasse abwandte und sich ganz bewusst demokratisch -republikanischen Zeitströmungen öffnete. Konsens wurde auch darüber erreicht, dass ein Interpretation von Coubertins Wirken nur über die Analyse einflussreicher Gruppen wie de Friedensbewegung am Ende des 19.Jh. erfolgen kann. Dabei muss das bisher übliche bloße Auflisten von Namen von der detaillierten Erörterung des geistigen Umfeldes abgelöst werden. Frage muss sein, in welchem Ausmaß Coubertin Gedanken und Konzepte von Personen aus dem Sport, Künstlern, Journalisten, Politkern und Erziehern sich für sein Wirken nutzbar gemacht hat. Über diesen Ansatz können  wichtige Informationen über die Wiedereinführung der Olympischen Spiele sowie über erzieherische, soziale, philosophische und ästhetische Aspekte des Olympismus neu entdeckt werden. Überraschend und sicherlich besonders wertvoll für das Bewerbungskomitee Leipzig 2012 waren  Informationen über Coubertins Beziehungen zu Sachsen, die u.a. an Coubertins aktivem Engagement für die Internationalen Hygiene Ausstellung 1911 in Dresden aufgezeigt wurden. Dabei wurde ein in Prag neu gefundene Plan präsentiert, auf der Coubertin den Dresdner Ausstellungsstand des IOC entwarf und detailliert beschrieb.





Über die Präsentation von Mr Patrick Clastres

La genèse d'un gentleman républicain.

Pierre de Coubertin, élève de l'École libre des sciences politiques
(mars 1884-juin 1886)

ABSTRACT/ Leipzig, 5 septembre 2003
Invité par les organisateurs du colloque de Leipzig à considérer « les influences internationales sur le rétablissement des Jeux Olympiques par Pierre de Coubertin », nous souscrivons tout à fait à cette idée de l'olympisme moderne envisagé comme un hybride culturel : ce n'est bien évidemment pas un Français en tant que tel qui a contribué à la réinvention des Jeux, mais un jeune parisien bercé d'humanités gréco-romaines et friand de modernité technologique et sportive, un représentant de cette aristocratie européenne convertie au libéralisme et admirative du modèle anglais de stabilité politique et sociale. Au sein de l'arbre généalogique des olympismes ressuscités tout au long du XIXe siècle, Pierre de Coubertin occupe une position bien particulière : il n'a pas produit un revival comme les Zappas, le docteur Brooks ou bien encore le père Didon, mais il a inventé une nouvelle tradition, celle d'un olympisme qui emprunte davantage aux Anglais qu'aux Grecs.

Alors que la pensée française vit une « crise allemande » (Claude Digeon, La Crise allemande de la pensée française, Paris, PUF, 1959) qui fait de la triomphale Allemagne, autoritaire et centralisatrice, à la fois le modèle et le repoussoir, Pierre de Coubertin adopte la « référence anglaise », l'esprit de modernité libérale et de tradition conservatrice caractéristiques de l'ennemi héréditaire (Rachel Vanneuville, La référence anglaise à l'École libre des sciences politiques : la formation de gentlemen républicains, 1871-1914, I.E.P. de Grenoble, Thèse pour le doctorat de Science Politique, janvier 1999). Cette conversion, il la réalise en fréquentant à la Société d'économie sociale, en lisant Hippolyte Taine et Frédéric Le Play, lequel était si admiratif du modèle anglais, et surtout en suivant les cours des professeurs anglophiles de l'École libre des sciences politiques de Paris, au premier rang desquels le directeur-fondateur Émile Boutmy.

Les divers Mémoires et écrits biographiques laissés par Pierre de Coubertin constituent une source irremplaçable pour établir le déroulement de sa scolarité et mesurer les influences intellectuelles et idéologiques qui l’ont conduit en ces années 1880 à imaginer une réforme de l'enseignement secondaire français par l'introduction du sport anglais, puis à imaginer un olympisme de la modernité fin-de-siècle (Cf. Les textes nº 1 à nº 4 joints en Annexe 1).

Mais il convient de ne pas oublier que ces textes sont une reconstruction, la réponse à des critiques passées et futures, l'invention d'un passé tout à la fois réel et imaginaire. Pierre de Coubertin sera admirablement parvenu à se jouer de ses lecteurs avec sa Campagne de vingt-et-un ans (1909) ou ses Mémoires d'un Éclaireur (1936) qui nécessitent d'être systématiquement soumis à la démarche historique de confrontation avec les archives.

Par ailleurs, nous nous garderons bien de produire une histoire téléologique qui établirait un quelconque lien entre la scolarité de Pierre de Coubertin à l'École libre des sciences politiques de Paris et la réinvention des jeux olympiques. En revanche, nous tenterons de montrer que les années 1884-1886 constituent un moment décisif dans l'acceptation de la République par Pierre de Coubertin et dans la construction d'un réseau d'influence.

Enfin, nous avons tout à fait conscience du caractère artificiel de notre démarche : isoler la scolarité à l'ELSP des autres lieux de formation fréquentés au même moment par le jeune Pierre de Coubertin n'a pas grand sens. En effet, Pierre de Coubertin a fréquenté concurremment divers espaces de sociabilité et d'éducation : les salons mondains du quartier Saint-Germain a minima de février 1882 à juin 1885, la faculté de droit de l'Université catholique de Paris d'octobre 1883 à mai 1886, le groupe de Paris des Unions de la paix sociale à compter de son adhésion en décembre 1883 (et jusqu'à la rupture de 1896), la Conférence Molé assurément en février/mars 1887, et l'École libre des sciences politiques de mars 1884 à juin 1886. Il ne faudrait pas oublier bien sûr le rôle fondamental joué par les voyages outre-Manche : d'abord des voyages d'agrément en 1883 et 1884, puis des séjours d'études au printemps et à l'automne 1886 et 1887 en vue d'articles à paraître dans La Réforme sociale. Assurément, le jeune Pierre de Coubertin se prépare à une future carrière politique, plutôt qu’administrative et diplomatique.

Établie en croisant les écrits autobiographiques et diverses archives conservées à Lausanne et à Paris, la chronologie ci-jointe (Annexe 2) a pour principal intérêt d'éclairer certaines zones d'ombre dans l'itinéraire de jeunesse, et de montrer combien il est difficile pour un jeune homme issu de l'aristocratie légitimiste de faire carrière dans une France toujours plus républicaine à compter de 1879 : si les impasses se multiplient pour les jeunes aristocrates français, Pierre de Coubertin a aussi longuement hésité et échoué avant de trouver son chemin.

Pourquoi alors se focaliser sur la scolarité de Pierre de Coubertin à l'ELSP ? Pour au moins quatre bonnes raisons.

1) des archives existent tels les registres d'inscription et ses cahiers de classe (Annexe nº 3 ci-dessous)

2) sa scolarité à l'ELSP de mars 1884 à juin 1886 se situe au cœur de cette décennie formatrice.

3) la similitude est frappante entre le projet du directeur de l'école Émile Boutmy de « refaire une tête au peuple » (Renan) et la réforme de l'enseignement secondaire français voulue par Pierre de Coubertin.

4) enfin car Pierre de Coubertin avoue lui-même « être sorti de ses cours avec de la lumière
plein l'esprit ».

De quelle « lumière » peut-il bien être question ? Nous répondrons sans hésiter : « la lumière libérale projetée par le modèle britannique » qui permet au jeune de Coubertin d'accepter la République dès 1887, raisonnablement, sans passion, ni conversion, et de fréquenter des républicains modérés, c'est-à-dire politiquement progressistes mais socialement conservateurs comme Alexandre Ribot ou bien encore Jules Simon.





ANNEXE n°2: Les scolarités de Pierre de Coubertin (1874-1887); une chronologie
9 novembre 1871 : à la suite d’un entretien entre Boutmy et le ministre de l’Instruction publique Jules Simon, autorisation est donnée d’ouvrir des cours à l’ELSP

27 septembre 1872 : circulaire de Jules Simon (abandonnée dès 1873) réduisant l’importance du thème et des vers latins et proposant un enseignement plus varié (langues vivantes), plus ouvert, plus libre (lecture individuelle)

1873-1874: une année de demi-pension chez les jésuites du collège de Vaugirard

1874-1880: scolarité secondaire chez les jésuites de l'école Saint-Ignace ou Externat de la rue Madrid (première promotion)

16 mai 187 : renvoi de Jules Simon par Mac Mahon

1877-1879: classes d’Humanités (actuelle Seconde) et de Rhétorique avec le père Caron

1879-1880: classe de Philosophie

9 mars 1880: rejet de l'article 7 par le Sénat

29 mars 1880 : décrets, exécutés en juin, contre les congrégations non autorisées.

25 septembre 1880-26 janvier 1882: premier ministère Jules Ferry.

9 juillet 1880: deuxième partie du baccalauréat ès lettres (diplôme signé en octobre de Jules Ferry) à partir du 12 juillet-août 1880: voyage en famille en Allemagne, Tyrol, Autriche, et retour par la Suisse

14 juillet 1880: première célébration officielle de la fête nationale

2 août 1880: arrêté qui marque un recul sensible de l’ancienne pédagogie en renouvelant programmes, méthodes (expérimentale), et épreuves du baccalauréat (composition latine remplacée par la composition française dégagée du modèle du discours)

4 août 1880: entrevue de la famille de Coubertin avec le comte de Chambord<

juillet 1881: baccalauréat ès sciences probablement en vue d’une corniche (préparation à saint-Cyr)

février 1882-juin 1885: fréquentation assidue des soirées mondaines du quartier Saint-Germain

mai 1882: fondation de la Ligue des patriotes

21 février 1883-30 mars 1885: deuxième ministère Ferry

printemps 1882 ou printemps 1883: classe préparatoire de mathématiques spéciales (à l’école de la rue des Postes?) qui permet une admissibilité au concours d'entrée à l'école militaire de Saint-Cyr

juillet 1883: voyage en famille en Angleterre et visite d'amis (probablement André Poniatowski et son frère) scolarisés au collège de Beaumont tenu par les jésuites

24 août 1883: mort du comte de Chambord

octobre 1883-mai 1886: inscriptions en droit renouvelées à l'Université catholique de Paris (licence nécessaire pour s’inscrire au barreau ou entrer dans la magistrature) fin décembre

1883: adhésion à la section de Paris des Unions de la paix sociale sur présentation de son cousin le comte de Damas

mars-juin 1884: première inscription à l'École libre des sciences politiques (ELSP) en compagnie de son ami Daniel de la Chaussée déjà élève de troisième année et futur secrétaire d’ambassade à Londres

été 1884: voyage en Écosse en compagnie de son ami et condisciple de l’ELSP Christian de Tocqueville (neveu d’Alexis), et en août à Oxford

novembre 1884-juin 1885: renouvellement de son inscription à l'ELSP en compagnie de son voisin de la rue Oudinot Alfred Viollet du Breil

9 juin 1885: présence à la très royaliste réception donnée par la duchesse de Bisaccia en son hôtel de la rue de Varenne

novembre 1885-juin 1886: troisième et ultime inscription à l'ELSP

7 janvier 1886-30 mai 1887: le général Boulanger ministre de la Guerre

circa 23 avril-4 mai 1886: Chambre des Communes et Cambridge

circa 15 juin-7 juillet 1886: trois semaines à Londres (Irish Bills débattus aux Communes) et passage par Oxford

22 juin 1886: loi interdisant le séjour en France aux chefs des familles ayant régné sur le pays

1er novembre 1886: premier article publié dans La Réforme sociale

8 novembre 1886: entrée à la Société d'économie sociale (SES) sur proposition de Émile Cheysson et Alexis Delaire

novembre-décembre 1886 : voyage de trois semaines en Irlande, puis audience accordée par le comte de Paris à Sheenhouse,

7 février 1887: premier discours à la Conférence Molé « contre la proposition de loi de M. Oudart sur la suppression de la Responsabilité ministérielle et du Régime Parlementaire»

15 février 1887 : « Courrier d'Irlande. Les difficultés de la situation » publié dans La Réforme sociale

circa 20 mars 1887: deuxième discours à la Conférence Molé « suite de la discussion de la loi de Mr. Oudart sur la suppression du régime parlementaire »

18 avril 188: première conférence devant la SES à propos de « l'éducation anglaise » (présidence de Claudio Jannet)

21 mai 1887: invité à prononcer la conférence annuelle de la SES, Jules Simon a choisi de traiter de « l'éducation » et plus particulièrement du « surmenage » : c’est probablement la première rencontre de Pierre de Coubertin avec l’ancien ministre

30 mai-19 novembre 1887: ministère Rouvier et amorce d'une politique d'apaisement et de ralliement de la droite à la République

juin-juillet 1887: Oxford, peut-être Winchester et Marlborough, Jubilé de Victoria

1er septembre 1887: « Toynbee Hall. Le patronage social à Londres et les étudiants anglais » publié dans La Réforme sociale

30 août 1887: premier article sur « le surmenage » publié dans la presse parisienne (Le Français)

novembre 1887: Londres

14 novembre 1887: conférence à la Société nationale française de Londres intitulée « Un programme. Le Play » reproduite en extraits dans La Réforme sociale du 15 décembre suivant




ANNEXE n° 3 : Les cahiers de classe de Pierre de Coubertin étudiant à l'ELSP
Archives historiques du Musée olympique de Lausanne, cotes 99 379, 99 383, 99 402, 99 408
Se conformant à la tradition scolaire de la rédaction à l'étude des notes prises en classe, Pierre de Coubertin a soigneusement et consciencieusement élaboré et relié ses treize cahiers de cours de l'École libre des sciences politiques, correspondant à dix enseignements, et aujourd'hui conservés dans les Archives historiques du Musée olympique de Lausanne.

1 - Enseignants et enseignements
* année 1883-84:

- « Histoire contemporaine »

cours de MM. Leroy-Beaulieu (Anatole) et Albert Vandal du jeudi 6 mars 1884 au lundi 9 juin 1884

* années 1884-85:

- « Histoire diplomatique de l'Europe de 1789 à 1830 »

cours de M. Albert Sorel du mercredi 19 novembre 1884 au mercredi 3 juin 1885

- « Géographie économique et commerciale » cours de M. Henri Pigeonneau

* année 1885-86:

- « Histoire diplomatique de l'Europe de 1830 à 1885 »

cours de M. Albert Sorel du mercredi 18 novembre 1885 au mercredi 2 juin 1886

- « Histoire diplomatique de l'Europe de 1648 à 1789 »

cours de M. Pigeonneau du jeudi 19 novembre 1885 au jeudi 27 mai 1886

- « Constitutions de l'Angleterre et des États-Unis »

cours de M. Boutmy, du vendredi 20 novembre 1885 au vendredi 11 juin 1886>

- « Les Constitutions Françaises »

cours de M. Ribot, député républicain du Pas-de-Calais, du vendredi 12 février 1886 au vendredi 16 avril 1986

- « Droit administratif »

anonyme (1885-1886), probablement Léon Say dont le cours a été édité en deux volumes sous le titre « l'impôt et la démocratie »

*non daté

- « Études de droit constitutionnel. Les constitutions autrichienne, suisse, allemande, hollandaise»

cours de M. Gabriel Demombynes, auteur d'un ouvrage sur les Constitutions européennes parues en 1881 et réédité en 1883

*non daté et anonyme

- « Géographie », peut-être Pigeonneau

* manquant

Le cours d'économie politique d'Émile Cheysson est manquant, pour des raisons de conservation, mais peut-être également parce que Pierre de Coubertin n'appréciait pas cet enseignement trop « statistique » à son goût.




2- Inédits (originals and unpublished)
À de la fin du cahier contenant les « études de droit constitutionnel » de Gabriel Demombynes, nous avons eu la chance de découvrir six manuscrits de la plume de Pierre de Coubertin, pour l'essentiel d'entre eux inédits, et qui peuvent être datés approximativement de l'année 1887:

- « Thomas Arnold, Head Master of Rugby School (1795-1842) » (27 pages), une biographie sans surprises qui correspond peut-être à un exposé, et dont la matière alimentera les publications postérieures sur le sujet

- « Conférence Molé - Discours contre la proposition de loi de M. Oudart sur la suppression de la Responsabilité ministérielle et du Régime Parlementaire » (24 pages), un manuscrit qui confirme la participation de Pierre de Coubertin à l'assemblée politique des jeunes étudiants parisiens. Datée du 7 février 1887, cette intervention est présentée par Pierre de Coubertin lui-même comme une première. Elle permet de le ranger à ce moment-là parmi les monarchistes persuadés que le retour du roi n'est possible en France que dans le cadre du parlementarisme et acceptant la Constitution de 1875 au nom de l'intérêt national

- « La Révolution en Europe. Essai d'histoire contemporaine » (11 pages), une introduction rédigée et des notes sur les révolutions de 1830 en Belgique, suisse, Allemagne, et Italie, qui correspondent là encore probablement à un exposé

- « L'Éducation anglaise. Conférence faite à la Société d'économie sociale le 18 avril 1887 » (58 pages), le texte manuscrit d'une conférence connue jusque-là dans une version édulcorée. Cette nouvelle version est publiée dans le N° 137 de la revue "Les Études sociales" avec notre présentation intitulée « L'éducation des jeunes élites, un nouveau chantier de la paix sociale? ».

- « Conférence Molé - Suite de la discussion de la loi de M. Oudart sur la suppression du régime parlementaire » (10 pages), circa 20 mars 1887.

Effrayé par l'intransigeance de ses collègues de l'Union monarchique et rejetant toute alliance avec les impérialistes, Pierre de Coubertin pousse au rapprochement, non seulement avec les libéraux, mais encore avec les opportunistes, et déclare la guerre au radicalisme, tout en conservant l'espoir d'une restauration monarchique.

- « Rowing » (9 pages), assurément le texte le plus intéressant car témoignant de l'engouement de Pierre de Coubertin pour le rowing compris comme une « école de discipline », un sport, opposé au « vulgaire canotage », cette « simple récréation ». Sa dénonciation de l'oisiveté des rentiers aristocrates, ces « petits messieurs à moustache de chat... qui préfèrent les fauteuils du Jockey Club », mérite toute l'attention car elle prouve la conversion de Pierre de Coubertin à l'idée chère à Taine et à Boutmy de produire une nouvelle aristocratie, morale, et socialement ouverte. Surtout cet article à la gloire du Rowing contient, à ma connaissance, la plus ancienne référence aux jeux olympiques chez Pierre de Coubertin ! Et des jeux olympiques qui ne sont pas la simple évocation des jeux antiques comme en témoigne l'extrait suivant:

« Pourquoi tout cela ! Parce qu'il y a dans le « Rowing » quelque chose de cet enthousiasme des jeux olympiques de l'ancienne Grèce renouvelé chez les athlètes de la moderne Angleterre. Or cet enthousiasme est un élément nécessaire au sport pour qu'il joue dans une société le rôle moral qu'il peut si efficacement remplir. Le sport dans lequel on ne cherche qu'une distraction, un délassement d'un moment est sans doute bon pour la santé, salutaire et hygiénique ; mais on n'en tire pas tout ce qu'il peut donner ; il peut plus que cela ; il faut que l'on en fasse un concours de muscles, et un concours d'énergie. Et chose curieuse ! Cela ne se peut guère qu'avec des hommes déjà occupés par ailleurs. Ceux qui peuvent y donner tout leurs temps (il ne devrait pas y en avoir, il est vrai) ne le font pas par cette éternelle raison qu'il n'y a rien de plus occupé qu'un homme qui ne fait rien. »




Deutsches Pierre de Coubertin Komitee e.V. - Albrecht Schweitzer Str. 21 - 55099 Mainz - info@coubertin.de